La danse orientale

La Danse Orientale « El raqs el Sharki » est un chemin vers l’épanouissement, un mélange de grâce et de sensualité.

« L’âme du philosophe veille dans sa tête, l’âme du poète vole dans son cœur, l’âme du chanteur vibre dans sa gorge, mais l’âme de la danseuse vit dans son corps tout entier » (du prophète Khalil Gibran).

Cette danse millénaire et multiple permet avant tout d’entrer en contact avec son corps, de prendre conscience et d’aimer cette précieuse enveloppe. Elle aide à avoir confiance, à préserver jeunesse et souplesse. La pratique régulière permet d’affermir et redresser la silhouette. Contrairement à ce que l’on peut penser, la danse orientale ne se limite pas à des mouvements du bassin.

En effet, cette danse sollicite souplesse et tonicité du buste, des épaules, des bras, des mains, du bassin et du ventre. Elle permet de tonifier les cuisses, d’assouplir les articulations, de bien développer les abdominaux et d’entretenir le dos. Certains mouvements amples demandent une souplesse extrême du dos mais l’essentiel réside dans la contraction musculaire, si bien qu’on peut pratiquer cette danse à tout âge en fonction des limites de chaque danseuse ou danseur.

La danse orientale est l’une des plus anciennes danses du monde. Arrivée en Europe par les réseaux de cabarets, il lui est parfois difficile de s’éloigner des stéréotypes hyper sexués qu’on lui prête. Si elle est effectivement une danse sensuelle et féminine, c’est aussi une danse célébrant la fertilité, inspirant la vitalité et la joie de vivre.

La danse orientale égyptienne est traditionnellement pratiquée par les femmes, qui expriment par cet art leur féminité, leur vitalité, mais aussi leurs sentiments, joies et peines. Il en existe plusieurs styles, dépendant du pays d’origine, et aussi de multiples fusions émergentes. De façon générale, cette danse se caractérise par la dissociation des parties du corps (isolations) qui peuvent bouger indépendamment l’une de l’autre. Cet art compose aussi bien avec les rythmes saccadés que lents et fluides. Elle peut utiliser comme accessoire un voile (ou deux : double voile voire plus), des ailes d’isis (voile plissé), canne (Saadi: parodie de la danse des hommes (rasq tahtib) avec leurs bâtons), Melaya Leff (grande étoffe séparée au milieu par une broderie et décorée avec des paillettes dorées ou argentées), sagattes, Shamadan (candélabre porté sur la tête).

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DANSE ORIENTALE